MIGRALION

Etudier la faune volante : oiseaux et chiroptères

26 novembre 2025

Entre 2021 et 2025, l’Office français de la biodiversité a piloté l’étude MIGRALION. Son objectif : fournir des connaissances inédites pour aider à évaluer l’impact de l’éolien en mer sur la faune volante. Trois espèces d’oiseaux marins et 18 espèces d’oiseaux terrestres ainsi que les chiroptères étaient concernés.

Les oiseaux marins vivent essentiellement en mer et se rendent à la côte pour nidifier (puffin, sterne notamment).
Les oiseaux terrestres vivent essentiellement à terre mais traversent la mer lors de leurs migrations (passereaux, échassiers, limicoles, rapaces).
Les chauves-souris sont des chiroptères qui vivent à terre mais se rendent aussi en mer.

De nombreux partenaires ont participé à cette étude. Des éléments d'informations synthétiques sur cette étude sont présentés ci-dessous. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site internet Eoliennes en mer et consultez les documents en bas de page.

Méthode

Pendant trois ans, plusieurs méthodes ont été utilisées pour acquérir des données sur les populations d’oiseaux marins, les migrateurs terrestres et les chiroptères :

  • Suivi télémétrique (GPS et GLS) sur environ 800 oiseaux de plus de 75 grammes (les passereaux n'en faisant pas partie du fait de leur poids inférieur).
  • Observations à bord de navires avec un suivi visuel, l'utilisation d'un radar et de l'acoustique (4 campagnes en mer par an).
  • Dispositif de radars à la côte permettant d’acquérir des données sur l’altitude des vols des oiseaux.


Ces acquisitions de données ont été réalisées tout au long de l’année aussi bien en période pré que post nuptiale et nuptiale.
 

Résultats

Les résultats ont permis d’établir des cartes de fréquentation des oiseaux au cours de l’année dans le golfe du Lion.

  • Pour les oiseaux marins
    • En période nuptiale : les oiseaux sont localisés à proximité de la côte pour des raisons de nidification.
    • Hors période nuptiale : les oiseaux occupent toute la zone du golfe du Lion.
  • Pour les oiseaux migrateurs terrestres
    • Que ce soit en migration estivale ou hivernale, ces oiseaux longent la côte (entre 0 et 50 km au large).


Ainsi, pour les oiseaux marins, la période estivale est la plus à risque vis-à-vis de l’éolien en mer (période à laquelle ils se rapprochent de la côte pour nidifier).
Pour les migrateurs terrestres, les périodes de migrations sont les plus à risque (printemps et automne).

Visionner la vidéo de présentation de la méthode de l'étude

https://www.youtube.com/watch?v=quAeQRweJyU

Télécharger le communiqué de presse

MIGRALION (pdf - 388.85 Ko)